Servette n’a pas su trouver la solution pour vaincre Grasshopper et signe une nouvelle défaite.

Le match


Les Servettiens arrivaient la tête haute et pleine de calme grâce à la victoire face à Zurich pour affronter Grasshopper. Alain Geiger avait décidé d’aligner la même équipe que la semaine passée à l’exception de Douline (suspendu après son double carton jaune). Dès le départ, les Grenat dominent des sauterelles bien mises en place défensivement. Une première action arrive de la semelle gauche d’Imeri, après un coup franc de Stevanovic, qui trouve Moreira bien placé. Le gardien zurichois relâche le cuir près de la position de Mica qui n’arrive pas à le frapper, car il est gêné par la défense rugueuse de Kawabe (le doute persiste encore sur l’existence d’un penalty). S’ensuit un tir de Ronny Rodelin qui ne passe pas très loin de la lucarne du portier de Grasshopper. Et puis la douche froide arrive à la 8ème minute de jeu, une talonnade de Bonatini pour laisser seul Momoh qui se faufile dans le côté de la surface servettienne et Vouilloz heurte le talon de l’attaquant zurichois… et donc concède un penalty. Le même Léo Bonatini transforme ce penalty en but à la joie des supporters zurichois. Toutefois les Servettiens ne se laissent pas faire et recommencent les vagues offensives, même si parfois maladroites, pour essayer de revenir au score. Et grâce au penalty provoqué par Bedia, c’est à la 18ème minute de jeu qu’Imeri a l’opportunité de donner un espoir aux Servettiens. Mais, un peu comme à l’image du match, la pépite grenat place trop sur le côté sa frappe et le tir passe à côté du but. Par la suite, le match semble terne : les Servettiens essaient de se créer des occasions, mais leurs imprécisions refont surface (sûrement l’effet du coup reçu en début de match qui a malmené la confiance des Grenat) et les sauterelles ne sont pas menacées durant le reste de la première mi-temps. À l’exception d’une action en fin de premier acte avec trois tirs à la suite contrés par la muraille zurichoise.

Crédit photo : Servette FC

 

En deuxième mi-temps le scénario se répète, malgré une entrée en jeu intéressante de Diallo pour un apport bien plus offensif que Vouilloz. Les Servettiens essaient, mais n’arrivent pas à se créer des occasions claires. Toutefois, à la 50eme minute, Grasshopper a une occasion de partir en contre et marquer le deuxième but grâce à Bolla. Heureusement pour les Servettiens la VAR intervient pour siffler une faute de Kawabe sur Imeri que l’arbitre n’avait pas vu. Pendant ce deuxième acte, les Servettiens ne réussissent pas à contourner la muraille zurichoise, qui commence à perdre du temps, avec pas moins de cinq joueurs qui grimacent de douleur à terre sur les dernières 15 minutes de jeu.

Il est difficile de dire si cela a été un mauvais match de la part de Servette. Nous avons pu voir de bonnes actions, mais après le penalty encaissé et celui raté, les imprécisions et un pressing un peu apathique par moments ont refait surface. Peut-être que les Grenat auraient pu proposer une idée plus offensive dès le coup d’envoi face à une équipe comme Grasshopper, qui avait moins de ressources que son grand frère Zurich. Plusieurs cadres ont tenté de réveiller cette équipe, comme Sasso qui a essayé de se montrer en défense et en attaque pour essayer de marquer ce but que manquait aux Grenat. Dans tous les cas, le Servette FC doit se ressaisir pour aller récupérer des points importants face à Young Boys au Wankdorf.

Crédit photo : Servette FC

 

Les chiffres


5’012: Comme le nombre de spectateurs samedi soir et la troisième plus faible affluence à la Praille.

16 tirs à 10 et 5 cadrés à 2: À la différence de la semaine dernière face au FCZ, ce sont les Servettiens qui ont dominé ce match, mais Grasshopper a su se montrer efficace. Deux buts (dont un annulé) pour deux tirs cadrés.

3: comme les points qu’aurait pu récupérer Servette sur YB pour espérer s’approcher d’une qualification européenne.

 

Le joueur du match – Steve Rouiller


Malgré la défaite, Steve Rouiller s’est montré crucial tout au long de la partie en rendant la vie impossible à Francis Momoh. Cela n’aura malheureusement pas suffi pour engranger ne serait-ce qu’un point.

 

L’image insolite


Celle-ci est survenue en fin de match quand nous nous sommes rendus compte que le carton jaune attribué à Imeri, pour avoir protesté avant l’annulation du deuxième but zurichois, n’a jamais été corrigé et par conséquent Imeri sera suspendu face à Young Boys.

Crédit photo : Servette FC

La citation du jour


“Tout le monde a pensé ce match-là serait plus facile que celui face à Zürich. Autant on avait fait un match avec 110% de concentration la semaine dernière, autant là on était pas concentré et jouer au football comme ça, c’est aléatoire et on a pas pu faire un résultat, ça m’énerve.”  Alain Geiger

 

La conférence de presse