Pour la 100e d’Alain Geiger sur le banc des Grenat, ses joueurs lui ont offert un beau cadeau en s’opposant 3 à 1 face à FC Zürich très affaibli pour la 22e journée de Raiffeisen Super League.

 

Qu’il est bon d’affronter le FC Zürich doit se dire le staff du Servette FC. Une équipe qui leur convient plutôt bien il faut dire : trois victoires en autant de matchs pour les hommes d’Alain Geiger. Et pourtant, ce troisième acte n’a pas commencé de la meilleure des manières. Fabian Rohner récupère une passe de Schönbachler destinée à Khelifi qui a glissé entre temps et arme une somptueuse frappe dans la lucarne de Jérémy Frick. Rien à faire pour le portier servettiens. 12 minutes de jeu et Zürich mène déjà au score, une mauvaise habitude qui persiste.

 

Mais Servette répond, et de la meilleure manière. D’abord Valls puis Schalk se retrouvent tous les deux dans une excellente position mais Brecher ne tremble pas. Quelques instants plus tard, c’est la récompense pour les Grenat. Kyei dévie de la tête sur corner pour celle de Stevanovic qui remet les deux équipes à égalité. Mérité pour des Grenat qui vivaient un excellent temps fort et peuvent entrevoir l’espoir de passer l’épaule. 

 

Zürich ou un adversaire qui réussit particulièrement bien aux Grenat cette saison (© Marc Delacrétaz)

 

Et ce temps fort ne va pas s’arrêter de sitôt. Au retour des vestiaires, Schalk reçoit un excellent ballon de Cognat mais il manque son face-à-face avec Brecher de peu. Peu après, c’est au tour de. Schalk de servir parfaitement bien Kyei dans la profondeur mais la frappe de l’attaquant trouve le poteau zurichois. Servette n’en finit pas d’assaillir le camp zurichois et au culot, Schalk tente de surprendre Brecher au premier poteau, mais le capitaine zurichois est toujours bien attentif. Sur le corner qui suit, Sasso transmet le ballon de la tête pour Stevanovic qui, d’un retourné extraordinaire, donne l’avantage aux Grenat. 

 

Deux corners qui permettent au Servette FC de reprendre l’avantage. Et pourquoi pas un troisième ? A peine cinq minutes après le somptueux retourné de Stevanovic et à nouveau sur corner, Rouiller est ceinturé et plaqué au sol par Kryeziu qui commet l’irréparable : penalty pour les Grenat. Ni Kyei, ni Schalk, c’est Théo Vallls qui se charge de le tirer et de rompre cette « malédiction ». Brecher à droite, le ballon à sa gauche et le break est fait pour le Servette FC. S’en suivra un temps un poil meilleur côté Zurichois qui ont pu se créer quelques occasions notamment par l’intermédiaire des intenables Marchesano et Gnonto mais sans danger pour Frick et sa défense qui veillaient au grain. Servette reprend des points, des places et surtout des couleurs avant de se déplacer à Saint-Gall mercredi puis de recevoir Bâle dans la foulée.

 


 

Que retenir de ce match ?

 

De positif

 

La victoire. Avant de recevoir le FC Zürich, Servette ne comptait qu’une seule victoire en cette nouvelle année face à Lucerne. Au-delà des trois points, le moment était bien choisi pour retrouver le chemin de la victoire. Pour la 100e d’Alain Geiger, la victoire est symbolique d’une part mais elle fait du bien et permet aux Grenat d’aborder plus sereinement la dernière partie du championnat où les semaines anglaises se termineront après le match contre Bâle et en espérant qu’il n’y ait plus de quarantaine. 

 

Les corners. Un point qui n’a jamais réellement réellement souri aux Genevois cette année, tant défensivement qu’offensivement. Et si marquer sur un corner ne suffisait pas pour contredire cette anecdotique, les Grenat ont vu leur trois buts découler d’un corner lors de cette rencontre. Pas une surprise pour Théo Valls qui expliquera au micro de la RTS que les corners ont bien été travaillés à l’entrainement d’autant plus que l’absence de Nathan a rendu orphelin la défense zurichoise. 

 

A améliorer

 

Encaisser (trop) tôt. Dans l’immédiat, il ne fait aucun doute que l’idéal serait de ne pas encaisser du tout, évidemment. Cependant, les Servettiens ont la fâcheuse habitude d’encaisser très tôt depuis un certains temps. Manque d’attention, cueillis à froid etc… Les raisons sont sûrement légions mais l’habitude perdure et ne rassure pas. Ce soir, malgré la liasse de Khelifi, Rohner a eu tout le luxe de pouvoir récupérer le cuir sur son côté droit, de se mettre dans une position idéale et d’ajuster la lucarne droite de Frick. Une mauvaise habitude qu’il faudra corriger, bis repetita, dès ce mercredi face à Saint-Gall.

 

Les entrées en jeu. Fait assez surprenant mais à souligner. Et si les Servettiens étaient effectivement dans une situation assez confortable mais pas sûre au moment de certains changements, les entrées de Cespdes, Imeri et Mendy étaient en demi-teinte. Rien d’affolant ni d’alarmant d’autant plus que le besoin général était de faire souffler certains joueurs et de tenir le score. Mais on a senti des joueurs moins sûrs d’eux, disons moins entreprenant et fougueux qu’à leur habitude. Peut-être étaient-ce les consignes d’Alain Geiger afin de ne pas prendre énormément de risques.

 

 


 

Conférences de presse d’après-match

 

Servette FC (Alain Geiger)

 

 

 

FC Zürich (Massimo Rizzo)

 

 


 

Servette – Zurich 3-1 (1-1)

Stade de Genève, huis clos.

Arbitre: L. Piccolo.

Buts: 13e Rohner 0-1; 26e Stevanovic 1-1; 62e Stevanovic 2-1; 67e pen. Valls 3-1.

Servette: Frick; Sauthier, Rouiller, Sasso, Clichy; Valls (81e Mendy), Ondoua (90e Cespedes), Cognat; Stevanovic (90e Séverin), Kyei (75e Kone), Schalk (75e Imeri). Coach : Geiger.

Zurich: Brecher; Wallner, Kryeziu, Omeragic; Rohner (88e Winter), Khelifi (63e Gnonto), Domgjoni,, Schönbächler (75e Seiler), Aliti; Marchesano, Ceesay. Coach : Rizzo.

Avertissements: 19e Rouiller (jeu dur), 45e Valls (antijeu), 54e Brecher (antijeu), 56e Khelifi (jeu dur).

Notes : Servette sans Diallo, Alves, Antunes, Henchoz, Fofana (blessés), Martial, Holcbecher et Guerin (non-convoqués). Zurich sans Nathan, Kramer, Doumbia (suspendus), Sobiech, Tosin, Dzemaili, Reichmuth, Kololli (blessés) et Janjicic (convalescent).