Servette se devait de repartir de l’avant en accueillant le FC Wil : les Grenat sortaient d’une défaite à Chiasso alors qu’ils étaient invaincus depuis 13 matchs. En plus, le dauphin lausannois s’était imposé un peu plus tôt dans la journée face à Rapperwsil et revenait provisoirement à 3 points au classement. La pression était donc sur les hommes de Geiger en ce samedi soir.

 

Au niveau du XI de départ, Routis retrouvait sa place dans la défense servetienne après une absence de deux matchs et remplaçait Mfuyi (non-convoqué). Au milieu de terrain, Cespedes et Imeri devaient céder leur place à Maccoppi et Cognat. Pour accompagner Alex Schalk en pointe, c’est Alphonse qui fut désigné en lieu et place de Kone, l’Ivoirien étant légèrement blessé.

 

Une entame intéressante mais stérile

 

Le premier quart d’heure de la partie fut servettien, les Grenat multiplièrent les incursions dans la défense saint-galloise et se procurèrent plusieurs occasions. A la 4e, Schalk fut le premier à inquiéter Kostadinovic du bout du pied après un centre de Sauthier. On retrouva le Néerlandais quelques minutes plus tard (21e), cette fois-ci dans le rôle du passeur : après avoir éliminé son vis-à-vis d’un sublime crochet, il servit Stevanovic entre deux défenseurs mais l’attaquant grenat ne réussit pas à trouver le cadre. 

 

Genevois et Saint-gallois se sont livrés un âpre duel (© Bastien Gallay)

 

Wil ne voyait pas le jour à la Praille dans cette première mi-temps, dominée techniquement dans le jeu et physiquement dans les duels, l’équipe entrainée par Konrad Fünfstück ne pouvait espèrer son salut qu’à travers les coups de pieds arrêtés. Pire, les Saint-gallois perdirent à la demi-heure un maillon très important de leur effectif en la personne de Breitenmoser, remplacé par Audino. Servette avait donc les meilleurs atouts dans ses pieds pour faire tôt la différence dans ce match mais face à un bloc adverse très regroupé, les Grenat se créérent des situations mais se montrèrent trop lents et/ou imprécis à la finition. 

 

Wil parque le bus, Servette ne trouve pas la clé pour le déloger

 

Les premières minutes de la deuxième mi-temps furent difficiles pour les deux équipes, les imprécisions sont légions et les joueurs servettiens, bien que dominateurs, font trop de mauvais choix dans les 30 dernières mètres. Alors que la Praille commençait gentiment à s’endormir, Schalk réveilla les 2’842 spectateurs présents : d’abord en armant une frappe dans la surface non-cadrée puis en étant à quelques centimètres d’intercepter une passe en retrait adverse devant le portier Kostadinovic (65e).

 

C’est assez tardivement dans la partie, à la 74e minute, qu’Alain Geiger décida d’effectuer son premier changement. Un remplacement tactique avec la sortie du milieu récupérateur Maccoppi pour l’entrée du néo-grenat Iapichino qui avait pour mission de mettre le feu sur le flanc gauche servettien. Suivirent les entrées de Duah, Chagas et Follonier pour Alphonse, Wüthrich et Schalk histoire de dynamiter la défense du FC Wil et la faire rompre plutôt que plier. Malheureusement, alors que Servette poussa dans les derniers instants sans se montrer dangereux, Wil se montra solide défensivement et réussit à repartir de Genève avec le point du nul. A la fois décevante et frustrante pour le fan grenat, cette rencontre ne restera pas dans les annales du football. 

 


 

Si l’on ne devait retenir qu’une seule chose… 

 

Positive

 

Le début de match des Grenat et de manière générale la première mi-temps. Offensive, percutante, bien organisée, la formation de Geiger a montré de très belles choses lors des premières minutes de jeu. De très beaux mouvements offensifs ont été aperçus et on sentait par moment Wil au bord du précipice. Dommage que la pause ait coupé ce bon élan. 

 

A améliorer 

 

La finition. Servette ne pourra pas se permettre en 2019 de manquer autant d’occasion qu’hier soir. Si les attaquants servettiens s’étaient montrés adroit, le match aurait pu être plié au bout d’un quart d’heure de jeu. Peut-être qu’un Koro Kone, absent, aurait pu jouer ce rôle de renard des surfaces et permettre à Servette de s’en sortir. Alain Geiger semble en tout cas avoir perçu le problème, il nous a confié en zone mixte après la rencontre que ce domaine sera travaillé en profondeur la semaine prochaine à l’entrainement. 

 


 

Réactions d’après-match

 

 

 


 

Servette FC – FC Wil 0-0

Stade de Genève, 2842 spectateurs.

Arbitre : M. Klossner.

Servette : Frick; Sauthier, Routis, Rouiller, Séverin; Maccoppi (74e Iapichino); Stevanovic, Wüthrich (81e Duah), Cognat; Alphonse (81e Chagas), Shalk (85e Follonier). Entraîneur: Alain Geiger.

Wil : Kostadinovic; Rahimi, Von Niederhäusern, Gasser; Lombardi (46e Schällibaum); Gonçalves, Schmid, Ze Eduardo, Hefti (71e Hermann); Breitenmoser (29e Audino); Cortelezzi. Entraîneur: Konrad Fünfstück.

Avertissements : 24e Von Niederhäusern (jeu dur), 30e Rouiller (jeu dur), 69e Routis (antijeu).

Notes : Servette sans Lang, Kone, Busset (blessés) Mfuyi, Sarr et Antunes (non-convoqués). Wil sans Havenaar, Scholz, Silvio, Schäppi, Sejdija (blessés et Hoxha (non-convoqué).