C’est l’heure de la reprise pour les Grenat qui se rendent à la Maladière demain soir (prise d’antenne sur GE-Sports à 18h45) avec une certaine forme de sérénité et quelques certitudes.

 

Agitation inhabituelle dans la zone mixte du Stade de Genève. Le SFC retrouve la Super League dans un peu plus de vingt-quatre heures et tous les médias romands souhaitent en savoir un peu plus sur cette équipe qui n’en finit plus de surprendre. De néo-promus, les Genevois sont passés au statut de candidats à la première moitié de tableau (mais chut, le seul objectif avoué reste le maintien) et ce n’est pas leur victoire contre Wolfsburg lors de leur stage de préparation qui va faire calmer les suiveurs. Oui mais voilà, Servette doit se rendre pour son premier match de 2020 à Neuchâtel, où il n’a jamais gagné depuis la création de la nouvelle Maladière. Comme mise en confiance, on a connu mieux !

 

Nous avons évoqué ce match, mais aussi la préparation hivernale et les évolutions tactiques à prévoir, avec Timothé Cognat et Alain Geiger.

 


 

Le départ de Wüthrich ? “Ça fait chier” pour Cognat

 

Timothé Cognat, un mot sur votre préparation hivernale ?

 

Nous avons dû nous adapter puisque nous reprenons le championnat une semaine plus tôt. Nous en avons profité pour travailler sur quelques lacunes dont nous avons souffert cet automne, notamment sur la concentration dans les phases arrêtées, que ce soit sur les touches, les corners ou les coups-francs. Nous devons être plus présents tant physiquement que mentalement sur ce genre de séquences.

 

Le départ de Wüthrich va faire de vous un élément incontournable à mi-terrain. Comment voyez-vous cela ?

 

Nous avons perdu un joueur important à mi-terrain et cela fait toujours chier (sic) de perdre un leader. Après, je ne vais pas forcément être le point fort où l’élément déclencheur au milieu car nous avons des joueurs pour le remplacer. De mon côté, je vais continuer à donner le meilleur de moi-même et chercher à être toujours aussi performant.

 

“Je pense avoir fait une bonne première phase malgré ma blessure”

 

Quel est votre regard sur cette Super League et sur vos performances dans celle-ci ?

 

C’est un championnat qui est un peu sous-estimé par rapport aux gros d’Europe. Comme pour la Challenge League, il y a un côté très intéressant de pouvoir se frotter à trois types de football dans la même ligue. C’est quelque chose de très positif et de très enrichissant pour un jeune joueur. Me concernant, je pense avoir fait une bonne première phase malgré ma blessure. Je suis assez content de moi, mais je sais que je peux encore m’améliorer.

 

Cette blessure justement, est-ce qu’elle vous a indirectement permis de franchir un palier ?

 

Peut-être oui. En revenant, je me suis dit que j’allais devoir donner le double de ce que j’avais donné auparavant pour reprendre ma place, mais aussi pour me sentir bien mentalement et physiquement. Quand on s’arrête pendant un mois et demi, on perd de la condition physique et de la qualité de jeu, il faut donc mettre les bouchées doubles pour retrouver son niveau.

 

“Que l’on perde ou que l’on gagne ces deux matchs, on ne sera pas pour autant assurés d’être maintenus”

 

En tant que néo-promu, est-ce qu’il y a une pression particulière sur le fait d’affronter successivement les deux derniers du classement dès la reprise ?

 

Non non, pas particulièrement. Que l’on perde ou que l’on gagne ces deux matchs, on ne sera pas pour autant assurés d’être maintenus. Ce serait effectivement un grand pas de fait, mais il n’y a pas de raison de se mettre une pression spécifique.

 


 

Geiger veut des joueurs multifonctions

 

Alain Geiger, lors du match contre le Stade Lausanne-Ouchy, nous avons pu constater que vos quatre joueurs offensifs permutaient énormément entre eux. Est-ce une volonté de votre part ?

 

Oui. Ils doivent être capables de faire des courses différentes et de bouger. Nous ne sommes plus figés avec quelqu’un à droite, quelqu’un à gauche et quelqu’un dans l’axe avec chacun qui attend que le ballon vienne dans sa zone. Que ce soit l’ailier ou le latéral, il doit y avoir quelqu’un à chaque poste, mais ce ne doit pas être rigide. Naturellement, nous n’allons pas renier nos principes, nous continuerons d’attaquer par les côtés. Nous cherchons à développer des joueurs multi-fonctionnels. Si le latéral monte, le demi doit le couvrir. Mais il faut être capable de changer les choses, sinon notre jeu est trop stéréotypé et plat. C’est l’étape suivante dans le projet de jeu que j’ai pour le club.

 

Des essais à foison

 

C’est donc dans cette optique que vous avez aligné Tasar comme latéral gauche contre le SLO, pour qu’il puisse travailler son jeu défensif ?

 

C’est exactement cela. Il avait pour mission de fermer le côté gauche, ce qu’il a bien fait. Il faut reconnaître qu’il a énormément progressé sur le plan défensif malgré son penchant vers l’avant. N’oublions pas que ce garçon évoluait en troisième division il y a peu. Il est sans cesse en progrès et confirme son énorme potentiel. Du reste, ce n’est pas un hasard s’il est l’un de nos meilleurs buteurs. Quand il part avec le ballon, personne n’arrive à l’arrêter. C’est un joueur très intéressant pour nous.

 

Les nouveaux sièges du Stade de Genève sont installés petit-à-petit (© Bastien Trottet)

 

Vous avez testé Boris Cespedes au poste de milieu offensif pendant l’hiver. Qu’en est-il ?

 

Vous savez, les matchs amicaux sont là pour mettre tout le monde en forme. C’est réussi. Maintenant, la compétition c’est autre chose, ce n’est pas juste 45 minutes de match et on tourne. Nous avons mis tout le groupe, jeunes y compris, en forme pour la compétition. D’après ce que j’ai vu, j’ai un onze en tête pour demain. Mais tout le monde doit être prêt pour ces dix-huit matchs à venir.

 

Servette a suivi Yanis Tafer

 

Est-ce que les transferts récents de Xamax ont changé quelque chose à votre approche de ce match ?

 

Non, nous ne nous en préoccupons pas trop. Tafer, nous le connaissons, il était sur nos listes de visionnement l’année passée. Nous savons qu’il a un bon pied gauche et qu’il aime bien rentrer dessus. Il me semble toutefois qu’il ne jouera pas demain, il doit être blessé. Quant à Serey Die, il a des qualités, mais il peut aussi disjoncter et se faire expulser facilement, sans compter qu’il commence à porter le poids de ses 35 ans. Ils ont beaucoup d’expérience et veulent tenter de rééditer leur exploit de l’an dernier.

 

A quel Xamax vous attendez-vous ?

 

Je pense qu’ils vont avoir une consistance plus cohérente. Ils ont moins de faiblesses qu’à l’automne, où ils cherchaient peut-être plus à construire une équipe et à trouver des solutions. Nous nous attendons toutefois toujours à une équipe très défensive et axée sur la contre-attaque.

 

Sasso va bien

 

Vous avez mentionné avoir tout votre effectif à disposition hormis Schalk. Pouvez-vous nous rassurer sur l’état de santé de Vincent Sasso ?

 

Ce n’était pas grave, mais nous étions très surpris de l’attitude du SLO. C’était clairement une attaque et il y a eu plusieurs gestes inutiles pour un dernier match de préparation. Sasso aurait pu se blesser sérieusement car il s’est bien fait ramasser au-dessus du genou. Si la jambe était posée en résistance, le ligament aurait pu lâcher. Là, heureusement, le coup a glissé vers l’extérieur et les crampons ont lui ont juste griffé le genou.

 


 

Multimédias

 

Timothé Cognat à l’interview (ndlr: la partie sur Wüthrich n’a pas été enregistrée)

 

Alain Geiger à l’interview

 

Quelques photos supplémentaires des nouveaux sièges (© Bastien Trottet)