Les Grenat se déplacent à Saint-Jacques dimanche (à suivre en direct dès 15h45 sur notre webradio) avec l’ambition de ramener les trois points.

 

Toujours privé de Park et Schalk (ce dernier devrait également manquer Lugano), Alain Geiger hésite encore sur deux options : la position de Tasar (à gauche ou en attaquant de soutien ?) et le nom de l’attaquant titulaire (d’autant que Kyei a ressenti une douleur ce matin à l’entraînement). L’entraîneur servettien, habituellement adepte de cette bonne vieille formule qui dit que l’on ne change pas une équipe qui gagne, était songeur au moment de l’interview, tandis qu’il lui reste encore une séance pour faire ses choix. Du côté de Gaël Ondoua par contre, pas d’hésitation : peu importe qui évoluera dans l’axe avec lui, il se livrera à fond et veut ramener la victoire !

 


 

Ondoua ne va pas à Bâle pour faire du tourisme

 

Gaël Ondoua, vous réalisez de bonnes performances depuis la reprise. C’est aussi votre impression ?

 

Oui. La blessure que j’ai contractée l’an dernier m’a beaucoup affecté, mais je remercie le groupe d’avoir été derrière moi. Vous savez, quand vos coéquipiers vous soutiennent ainsi et veulent vous voir jouer, c’est vraiment positif et cela aide à aller mieux. Maintenant je cherche surtout à défendre du mieux que je peux l’emblème de notre club.

 

L’important, c’est l’équipe

 

Contre Zurich, vous étiez associé à Cespedes et non à Cognat. Est-ce que cela change quelque chose pour vous ?

 

Non. Nous sommes une équipe, je ne suis pas l’entraîneur mais un acteur parmi d’autres. Si le coach pense que tel joueur peut évoluer avec tel autre, tant que le résultat suit, le reste n’a pas d’importance. Certes, l’approche est peut-être un peu différente selon mon coéquipier parce que chacun a son profil de jeu, mais il faut savoir s’adapter et écouter ce que le staff veut. Je ne pense pas avoir besoin de modifier grand chose puisque nous nous entraînons toujours ensemble. Le plus important, c’est que chacun apporte sa pierre à l’édifice pour obtenir un résultat.

 

On vous a vu plus offensif ces derniers temps, à l’instar de ce que vous faisiez en début de saison. Est-ce un signe que vous avec retrouvé l’intégralité de vos sensations ?

 

Oui, exactement. Vous savez, quand on joue au football, on a aussi parfois envie de marquer des buts. Si je peux soutenir l’offensive, je le ferai volontiers. Et comme physiquement cela va, je peux me permettre quelques courses supplémentaires.

 

Après celui de Zurich, Ondoua est prêt à combattre le milieu bâlois (© Bastien Gallay)

 

Vous êtes toujours à fond dans votre engagement et vous n’hésitez pas à jouer physique même si vous avez déjà reçu un carton. Dans votre esprit, vous prenez tous les risques pour l’équipe, c’est cela ?

 

Oui, mais je ne suis pas le seul dans ce cas-là. Je tiens à souligner l’engagement de Steve Rouiller, Vincent Sasso ou Denis Iapichino par exemple. Ce n’est pas seulement moi, c’est toute l’équipe. Je fais ce que je peux à mon niveau et eux font de l’excellent travail derrière. Si je peux mettre un peu de gaz, je vais le mettre. Il le faut pour le club.

 

Bâle ou pas, l’important c’est la victoire

 

Bâle, c’est un “gros client”, surtout au milieu de terrain. Vous réjouissez-vous d’affronter ce genre d’adversaire ?

 

Jouer ce genre de match a toujours quelque chose de plus intéressant pour nous. C’est l’un des clubs les plus titrés de Suisse et une équipe qui joue l’Europe. Nous respectons le FC Bâle mais nous aussi, nous devons jouer pour nos couleurs. Nous voulons gagner chaque rencontre. Peu importe qui sera devant moi, je ne regarde pas le nom du joueur. Xhaka ? Frei ? Je m’en fous de tout cela. Moi, quand je suis sur un terrain, je veux que mon équipe gagne et j’essaie de mettre mes coéquipiers dans les meilleures conditions possibles.

 

“Peu importe qui sera devant moi, je ne regarde pas le nom du joueur. Xhaka ? Frei ? Je m’en fous de tout cela. Moi, quand je suis sur un terrain, je veux que mon équipe gagne”

 

Le fait de les avoir vu jouer hier soir en Europa League et de pouvoir les rejoindre au classement, est-ce une motivation supplémentaire ?

 

Vous savez, nous ne sommes pas là pour faire trois heures de route, observer le terrain et rentrer à la maison. Nous y allons pour remporter les trois points, peu importe les difficultés du match. Nous savons qu’il y aura une pression supplémentaire du fait que nous jouerons à l’extérieur, mais nous allons mettre tous les atouts de notre côté pour ramener quelque chose de positif de là-bas.

 


 

Malgré la victoire contre Zurich, Geiger s’interroge toujours

 

(Blaise Bugyil, Radio Lac) Alain Geiger, que peut-on dire sur l’état de forme de vos joueurs à 48 heures du match ?

 

Depuis le début du deuxième tour, nous avons montré que nous étions biens tant physiquement que mentalement. Nous parvenons à garder cette envie de jouer, cette dynamique de jeu et cette verticalité pour nous créer des occasions. Au niveau des absences, nous n’en avons que deux à déplorer : Park et Schalk. Nous avons aussi passablement de joueurs menacés de suspension.

 

Un FC Bâle en transition

 

(BB) C’est le deuxième choc contre l’un des leaders du championnat depuis la reprise. Quelles ressemblances et différences voyez-vous avec le déplacement à Saint-Gall ?

 

Nous allons jouer contre un adversaire qui est plus fort au niveau individuel. C’est l’équipe qui a le plus de possession de balle, ils essaient toujours de construire mais ne sont pas toujours constants. Nous espérons nous retrouver dans une situation où nous pouvons jouer notre meilleur football, être dynamiques comme nous le sommes ces temps, être performants et espérer aussi qu’ils soient dans un mauvais jour.

 

“Ils peuvent être en difficulté, mais cela reste toujours le FC Bâle, une équipe avec un gros contingent et beaucoup de potentiel”

 

(BB) Le manque de constance, c’est pour vous la raison principale de leur mauvaise série en championnat ?

 

Ils ont aussi leurs problèmes. Ils sont en pleine transition avec des anciens et des jeunes qui arrivent. Ils ont perdu leur leadership au profit de Young Boys et n’arrivent pas à le rattraper. Heureusement pour eux qu’ils sont parvenus à se refaire une santé en coupe d’Europe en réussissant notamment à décrocher leur place pour la phase à élimination directe, c’est ce qui leur a permis de garder un état d’esprit positif. Ils peuvent être en difficulté, mais cela reste toujours le FC Bâle, une équipe avec un gros contingent et beaucoup de potentiel. Nous devrons être au maximum pour faire un résultat chez eux dimanche.

 

“Plus nous jouerons haut, plus nous serons proches du but à la récupération du ballon et plus nous aurons de chances de marquer des buts”

 

(BB) Le style offensif du FC Bâle vous inquiète-t-il ?

 

Cette victoire à Nicosie les remet clairement en selle. Marcel Koller a perdu plusieurs éléments sur blessure et malgré cela, ils sont parvenus à retrouver une stabilité d’équipe avec d’autres joueurs et cette stabilité me semble bonne. Leur grand point positif, c’est quand ils peuvent jouer avec Cabral. Ademi n’a pas encore apporté ce que ce dernier est capable de faire. Entre Cabral, Campo, Frei et Xhaka, il y a beaucoup de qualité dans l’axe. Mais nous le savons aussi et nous devrons jouer haut pour les mettre en difficulté. Plus nous jouerons haut, plus nous serons proches du but à la récupération du ballon et plus nous aurons de chances de marquer des buts.

 

Peu d’alternatives offensives

 

Au niveau de votre composition d’équipe, quelles options pensez-vous privilégier ?

 

Je me cherche encore. J’ai deux alternatives : Tasar dans l’axe et Cognat à gauche ou Tasar à gauche et Cognat dans l’axe. En ce moment, sans Park et Schalk, je n’ai pas d’autre variante à disposition. Concernant la pointe de l’attaque, Kyei n’est toujours pas prêt à jouer nonante minutes. Nous aimerions qu’il enchaîne un peu plus les matchs, mais nous verrons, le championnat est encore long. Pour l’instant, comme je n’ai personne en réserve, c’est bien que Kone et Kyei se partagent le poste. Un jour viendra où nous jouerons avec deux véritables attaquants, mais pour l’instant nous ne sommes pas encore prêts, surtout si nous voulons effectuer un gros pressing avec beaucoup d’intensité. De plus, Kyei a ressenti une petite douleur ce matin à l’entraînement. Nous attendrons donc jusqu’à la fin de la dernière séance d’entraînement avant de nous décider.

 


 

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