Servette concède son troisième match nul de la semaine, non sans être passé tout proche de repartir de Rapperswil avec les trois points.

 

Alain Geiger avait décidé de revenir à une formation plus classique pour cette partie en titularisant Sauthier et Séverin comme latéraux et Wüthrich dans l’axe d’un 4-2-3-1 qui avait fait ses preuves en début de saison. La seule véritable surprise de ce onze de base était la première titularisation de Joël Kiassumbua dans les buts en lieu et place d’un Jérémy Frick qui avait probablement besoin de souffler un peu.

 

Après un premier quart d’heure où les deux équipes se sont surtout jaugées mais où Servette semblait tout de même prendre l’ascendant, c’est au tour de Rapperswil de tester les gants du portier servettien. La première véritable occasion du match tomba à la 27eminute, lorsque Routis, lassé de ne pas trouver d’ouverture dans le bloc défensif adverse, décida de monter pour créer le surnombre. Nullement attaqué, il envoya un missile des trente mètres que Guatelli (le seul des trois gardiens saint-gallois disponible pour cette partie) détourna difficilement en corner.

 

Une fin de mi-temps servettienne

 

Dès ce moment-là, les Grenat reprirent le contrôle des opérations au point que l’ouverture du score semblait n’être plus qu’une formalité. Ce fut tout d’abord Cognat qui la manqua de peu sur un coup-franc excentré astucieusement tiré au premier poteau où Guatelli dut se replier en catastrophe, puis Schalk qui alerta ce dernier après avoir magnifiquement éliminé deux défenseurs. Ne relâchant pas leurs efforts, les Grenat maintinrent la pression et après un premier tir de Cognat, Séverin centra pour la tête d’Alphonse qui réussit enfin à franchir la muraille Guatelli après 43 minutes de jeu.

 

Un avantage somme toute logique sur cette première mi-temps, même si Rapperswil, peut-être moins dangereux devant le but, n’en restait pas moins un adversaire qui jouait crânement sa chance. A la pause, il était clair pour tout le monde que le match était encore très loin d’être joué.

 

Des occasions pour tuer le match

 

La première moitié de la seconde mi-temps vit les Servettiens passer tout proches de doubler la mise. A la 52e, Wüthrich eut la surprise de voir Guatelli s’interposer magistralement sur une frappe qui ressemblait presque à un but tout fait. Puis Routis, encore lui, déposa un bijou de coup-franc sur l’angle du but de locaux tout heureux de ne pas voir le filet trembler. Ce fut enfin au tour de Schalk d’avoir une occasion en or sur une mauvaise passe en retrait de Shabani. Tout seul face au portier adverse, il ajusta le poteau alors que cette fois-ci Guatelli n’avait pas réussi à intervenir.

 

On venait de vivre là le tournant du match. Quatre minutes après, Urs Meier effectua un double changement avec notamment l’entrée du milieu extérieur droit Yahya Boumediene. Plus frais physiquement et bénéficiant également du changement tactique opéré par Geiger lorsqu’Imeri remplaça Wüthrich et alla se placer sur le couloir gauche, permettant ainsi à Alphonse de retrouver une position de milieu offensif plus logique pour lui, mais donc l’abattage physique et l’expérience manqueront à ce flanc en fin de match, les Rouge et Blanc allaient d’un coup récupérer le contrôle du match.

 

Les Saint-gallois à l’offensive

 

Les dix dernières minutes furent totalement à l’avantage des Saint-gallois. Si Kiassumbua réussit à mettre son véto sur une frappe de Kllokoqi en se couchant très rapidement, il n’y put strictement rien à la 89elorsque l’excellent Turkes partit à la limite du hors-jeu pour aller placer sa tête juste devant celle de Busset et pousser le cuir au fond des filets. Pas illogique, tant Rapperswil avait réussi à rester dans le match malgré leur déficit au score alors que Servette galvaudait ses occasions.

 

Pire, dans les arrêts de jeu, les joueurs locaux passèrent à deux reprises tout proches d’inscrire le deuxième en prenant à défaut une équipe Grenat totalement assommée par l’égalisation. Sans un bon Kiassumbua et un petit peu de réussite, les Genevois auraient pu tout perdre en l’espace de quelques dernières minutes très mal négociées.

 

Un troisième point cette semaine qui est toujours bon à prendre, surtout avec le match nul de Wil à Lausanne, mais un SFC qui n’avance pas et qui termine son premier tour à une cinquième place qui n’a rien de glorieux, le tout à six points de la tête et à huit seulement de la dernière place.

 


 

Si l’on ne devait retenir qu’une seule chose…

 

De positive

 

Le match de Maccoppi. J’aurais pu vous parler de Kiassumbua, celui-ci ayant été plutôt bon, mais il est difficile de le juger sur une seule partie, d’autant qu’il n’est pas impossible que Frick eût disputé un match similaire. Je préfère ressortir Andrea Maccoppi, qui a touché un nombre monumental de ballons à mi-terrain, cherchant toujours à faire bouger le bloc adverse et à varier les options. Un gros travail de l’ombre qui fait plaisir à voir.

 

A améliorer

 

La finition. Servette a eu les opportunités nécessaires pour tuer le match, il ne l’a pas fait. Rapperswil, lui, a fait son match, joué son jeu et cela leur a permis de sauver un point. Bravo à eux, car les Grenat ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes d’avoir à nouveau égaré des points.